Lundi 9 novembre 2009
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Comme toujours, après avoir découvert un nouveau blog super bien - même que tu passes ton dimanche après-midi à le lire fébrilement -et quand tu te rends compte que t'es arrivé en juillet 2007, tu
te dis qu'il est temps d'aller voir la lumière du jour - je décide de me lancer. A ce titre, je ne compte plus le nombre d'ébauches de blogs dont je ne sais même plus comment y accéder - j'ai donc
à peu près 8 bébés blogs inactifs qui se baladent quelque part sur la toile. (Quand je serai riche et célèbre, nul doute que les quelques articles écrits à la va-vite sur des sujets obscurs
viendront foutre la merde.)
Mais cette fois, je me discipline, je me serre la vis, je laisse libre cours à ma graphomanie - quelque part, je n'ai pas peur de l'avouer, tant pis pour vous.
Ce qui me fascine avec les blogs des autres, (enfin, pas tous hein, perso les publications concernant les monomaniaques du pull mohair me branchent moyen - si, si, ils existent, même que c'est
là link ), ce qui me fascine donc, sans doute parce que je m'en sens
incapable, c'est leur capacité à rebondir sur tout et n'importe quoi.
TOUT, mais vraiment tout : leur sexualité débridée - ou pas, les aboiements incessants du chien de la concierge ou de la concierge elle-même, un week-end à Londres
qui deviendra le pilier d'une polémique sur la littérature du XVIIIème (aucun rapport, je sais, JUSTEMENT), les méfaits de la mondialisation, la nouvelle coupe de la stagiaire ou la
reumasteurisation de Blanche-Neige et Les Sept Nains... Qu'on se le dise, le blogueur fait feu de tout bois - et c'est là son moindre défaut. Il peut raconter sa vie entière détails gores inclus
puis, le lendemain, se faire aussi rock'n roll que Bernadette Chirac et exposer mollement sa théorie sur le langage des orteils chez les papous du Sud.
Quoi qu'il arrive, à mon sens, la recette magique qui donne toute sa saveur à un blog, peu importe son sujet, c'est d'y mettre un peu de soi, d'être un minimum
sincère. Évidemment, (attention, banalité en vue), c'est là aussi que réside tout le danger de se la raconter sur Internet : on a l'impression
d'être seul au monde, d'être lu seulement par trois péquins qui s'emmerdent sur Excell au bureau, et pouf, un semblant de célébrité auréole vos articles sur vos soirées alcoolisées (articles que
vous n'effacez pas pour d'obscures raisons.) Le blogeur est donc exhibo, à mort.
Mettons à cela un bémol indispensable - je précise que je donne cet avis en tant que lectrice assidue de certains blogs - amis bloggueurs, si parcourir vos idées sur la théorie des chaussettes
esseulées au sortir de la machine à laver s'avère souvent drôle et divertissant, surtout, ne versez pas dans la politique de comptoir : tomber sur un billet anti-syndicaliste uniquement parce que
vous n'avez pas pu prendre le RER la veille donne envie de déserter vos articles pour trèèès longtemps. (S'il faut lire ce genre de choses, autant aller se faire un loto au PMU du coin avec René et
Jacky - oui, je suis une nostalgique des Musclés) Après ça, je ne remets pas en question les hommes ou femmes politiques qui font campagne sur la toile - je suis même amie avec Barack Obama sur
Facebook, c'est dire. Mais quand le Français moyen décide de raconter sa life, ce qui nous intéresse, ce sont les détails croustillants de sa life - son vide, pas ses trop-pleins.
Et puis, comme ça, si jamais je commence à monologuer sur le cours des fruits et légumes, vous aurez le droit de me jeter des tomates pourries.
Par cassis
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